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1964, l’année de mon grand départ jusqu’en 1971

1964 - 1971

 

1964, l’année de mon grand départ jusqu’en 1971

 

     Ainée d’une famille nombreuse, je n’ai pu faire le métier dont j’avais envie, être médecin. C’était un rêve de gosse devant les difficultés financières que nous rencontrions pour faire appel au médecin. Je serai médecin et je ne ferai pas payer ceux qui n’ont pas beaucoup d’argent. En fait, ce qui m’intéressait et je l’ai su plus tard, lorsque j’étais au Laos, c’était un métier de soins et d’empathie. J’ai donc, de 1950 à 1963, exercé le métier d’employée aux écritures à Biarritz et j’ai participé aux dépenses de la famille. J’avais quand même averti qu’un jour je partirai pour voyager. Et ce jour est arrivé en 1964. J’avais 26 ans.

Pour la petite histoire ou la grande selon le bout de la lorgnette : j’avais un bon ami auquel j’ai annoncé que je partais au Moyen Orient. Il m’a alors dit : « C’est moi où les voyages ! » J’ai choisi les voyages et je ne l’ai jamais regretté.

      En 1964, je pars, pour un mois, au Moyen Orient, en Palestine, en voyage avec quatre de mes amie employées de maison de Bayonne, en passant par Beyrouth où nous allions rencontrer des jocistes, membres du mouvement de Jeunesse Ouvrière Chrétienne. Je suis restée 5 ans, de 1964 à 1971 en Palestine entre Nazareth et Jérusalem avec quelques voyages dans les villes de Galilée et de Samarie et en alternant avec des voyages en France à Montpellier en 1967-1968 ou je travaille à l'usine MORARI de cablage électronique, période difficile mais aussi intéressante 1968 en France que j'ai relatée sur facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100008045266058.

Je manifeste, à Montpellier  en 1968 avec les ouvrières et ouvrièers  des usines Morari et Gelbom

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A montpellier, j'ai une amie, Jacqueline Milian, avec laquelle j'ai travaillé à l'usine Morari. Nous avons écrit avec quelques collègues en 1968, le journal d'un groupe d'ouvrières de Morari. (photo communiquée par François Deschamps)

 

 

Quand je revoie ce texte 50 ans après, je trouve que la condition ouvrière ne s'est pas franchement améliorée

 

 

      Ensuite je pars au Laos en 1970-1975. Je suis restée au Laos jusqu’en 1975, sur place, j’ai préparé le concours d’entrée en école de sage-femme suite à la lecture d’une publicité sur un magazine français : » préparez avec l’école Minerve votre futur métier, infirmière ? sage-femme ? etc … Moi, qui, à 12 ans voulais être médecin, voilà qu’à 37 ans, au Laos, je prépare le concours d’entrée en école de sage-femme.  Pour concourir il me fallait le BEPC. Je n’avais que le C.A.P. d’employée aux écritures. J’ai donc repris des études au lycée de Vientiane (capitale du Laos où j’habitais) pour obtenir le B.E.P.C. Puis j’ai passé le concours d’entrée en école de sage-femme à l’ambassade de France au Laos sous la surveillance aimable de l’ambassadeur. Au bout de quelques jours, la merveilleuse nouvelle tombe. Très been classée, je peux choisir mon école en France. J’ai donc choisi Montpellier .

 

 

Au Moyen Orient, J’ai rencontré le Père Paul Gauthier, un prêtre ouvrier catholique et ses amis, compagnons et compagnes de Jésus

Avec le Père Paul Gauthier et son équipe, nous faisions des recherches archéologiques et évangéliques sur les traces de Jésus de Nazareth, le charpentier. J'ai vécu à Jérusalem et à Nazareth. J'ai travaillé dans une usine de tissus gérée par la Histadrout, le syndicat israélien. J'ai aussi appris beaucoup de choses intéressantes et qui ont forgé mon autonomie et ma curiosité même si je n’avais et n’ai toujours pas toutes les réponses à mes questions. Pendant 7 ans, au moyen Orient, à Montpellier et au Laos, j'ai suivi les activités de Paul Gauthier et du groupe catholique qu’il avait fondé, « les Compagnons et Compagnes de Jésus »

 

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Marie Dujardin avec Paul Gauthier et Marie-ThérèseLacaze à Nazareth (photo communiquée par François Deschamps)

1969 - Marie au port de Marseille amène une camionnette en Jordanie (photo communiquée par François Deschamps)

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Marie, Bernadette et Marie Thérèse à Nazareth (1969) (photo communiquée par François Deschamps)

C'est une période de ma vie où j'ai rencontré de merveilleuses personnes dont Marie Dujardin, une amie sensible et généreuse, toujours disponible, avec laquelle j'ai cheminé quelques années et qui m'a soignée, à Paris lorsque j'étais malade. Cela ne s'oublie pas.

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                            Marie, Mireille et Jeannette  en 1969 à l'Hay-les- roses (France) 

                                        (photo communiquée par François Deschamps)



12/08/2023
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